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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

mercredi 31 octobre 2012

Santé : la priorité doit être donnée à l’humain d’abord !


Si Gandhi vivait encore, préférerait-il rester en Inde, son pays bien-aimé qu’il a mené à l’indépendance, ou déciderait-il le cœur plein d’enthousiasme de s’installer dans la Pointe des Ardennes ? Cette question, en apparence totalement incongrue, peut légitimement être posée ! Pourquoi ? Parce que ce grand homme avait l’habitude de dire que "l’on reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la façon dont il traite ses animaux". Or, dans la Pointe, il faut bien reconnaître que nos amies les bêtes sont particulièrement choyées, à tel point qu’une clinique vétérinaire flambant neuve vient d’ouvrir ses portes à Givet, dans un endroit très facile d’accès puisque situé à deux pas du centre aqualudique Rivéa et en face de la zone commerciale Rives d’Europe. Certes, ce n’est pas un centre hospitalier vétérinaire, comme son propriétaire le docteur Peeters l’avait annoncé dans un premier temps, mais c’est tout de même un superbe établissement de 1.500 m2 qui est équipé de 3 systèmes d’imagerie permettant de réaliser des radios, des échographies ainsi que des endoscopies, et qui dispose d’un service d’urgence accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

De quoi permettre, pour un investissement estimé à 1,7 millions d’euros, une prise en charge optimale des petits bobos et des grosses maladies de nos animaux de compagnie et, pourquoi pas, de ceux des fermes. Une excellente chose dont on ne peut que se réjouir et que le Mahatma aurait à n’en pas douter appréciée ! Mais là où le bât blesse, c’est que dans le même temps l’offre de soin destinée à la population s’est considérablement dégradée depuis 2003. C’est tout particulièrement le cas pour les urgences qui ne sont plus assurées à Givet, mais seulement à l’hôpital de Fumay. Et encore, puisque depuis la suppression au début de cette année de 4 postes d’infirmiers sur les 12 que comptait l’antenne du SMUR, laquelle n’est d’ailleurs pas officiellement un vrai service d’urgence mais seulement une structure d’accueil de patients souhaitant bénéficier de soins non programmés, les personnes victimes la nuit ou le week-end de problèmes imprévus de santé n’ont pour tout interlocuteur qu’un panneau leur annonçant "SMUR sorti, pas de médecin, faire le 15". Pour le PG/La Pointe, qui n’a rien contre les animaux mais qui considère qu’il faut faire passer "l’humain d’abord", cette situation est une véritable honte, un scandale absolu qu’il convient de résorber au plus vite...

Laurent Bouvier



(le panneau de la honte dénoncé par les syndicalistes Patrick Borek et Jean-François Derriennic)

Pétition contre la fermeture d'Electrolux !

Il y a tout juste 10 jours, la multinationale suédoise Electrolux annonçait qu'elle allait fermer en 2014 son usine de Revin, spécialisée dans la fabrication de machines à laver à chargement par le haut, à moins qu'un repreneur ne se manifeste d'ici-là. Un véritable choc pour les 419 salariés de ce site, pour la ville de Revin et au-delà pour toute la vallée de la Meuse ! Un choc d'autant plus fort que cette usine dégage des bénéfices, qu'un projet de développement industriel existe et qu'elle constitue le 6ème employeur privé de tout le département des Ardennes. Pour empêcher cette catastrophe d'abord humaine, mais aussi sociale et économique, il faut faire front commun et établir un rapport de force qui pourra seul faire reculer les dirigeants d'Electrolux. C'est pourquoi le PG/La Pointe vous propose de signer la pétition contre la fermeture de l'usine de Revin. Pour ce faire, rien de plus simple : il vous suffit de cliquer sur le dessin ci-dessous et de vous laisser guider...



mardi 30 octobre 2012

Soutien aux salariés de l’usine Electrolux de Revin !


"Le groupe Suédois Electrolux a annoncé cette semaine sa volonté de fermer le site de Revin, dans les Ardennes, qui emploie 419 salariés et produit des lave-linges à ouverture par le haut. Cette production sera transférée sur le site d’Olawa en  Pologne. La direction du groupe Electrolux, qui a affiché un bénéfice de 115 millions d’euros en hausse de 19% au troisième trimestre 2012, s’assoit ainsi sur les projets industriels alternatifs à plus forte valeur ajoutée proposés par les salariés du site et l’expert du Comité d’entreprise pour maintenir l’activité. 
Le Parti de Gauche dénonce avec la plus grande fermeté cette politique avide de course au profit, et s’insurge contre ces licenciements boursiers à venir. Si le gouvernement continue à se soumettre aux injonctions des grands patrons et des marchés financiers et à pratiquer l’austérité généralisée, sa politique conduira à une hausse du chômage d’au moins 300 000 personnes en France d’ici fin 2013 selon l’OFCE. 
Il est urgent pour le gouvernement d’agir enfin contre cette vague de plans sociaux et de licenciements qui n’ont aucune justification économique. Il doit mettre immédiatement à l’ordre du jour de l’assemblée la loi contre les licenciements boursiers votée au Sénat y compris par les sénateurs du PS et déposée à l’assemblée par les députés du Front de Gauche."

(communiqué de Jacques Généreux, Secrétaire national à l'Economie et Guillaume Etievant, président de la Commission Economie)

Ardenne Rives de Meuse : une "affaire" qui rapporte gros aux communes !


Au 1er janvier 2012, la France comptait très exactement 2.358 communautés de communes qui regroupaient 31.230 communes et rassemblaient pas moins de 27.169.292 habitants. Parmi elles, une des plus anciennes, créée dès 1988 sous la dénomination de district de la région de Chooz, a été la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse. Forte aujourd’hui de 17 communes et d’environ 22.000 habitants, elle n’est ni la plus vaste ni la plus peuplée. Pourtant, elle est l’une des plus riches au point d’avoir fait l’an dernier l’objet de nombreuses convoitises lors du redécoupage du schéma départemental de coopération intercommunal. L’explication, connue de tous, est bien sûr les retombées fiscales générées par  la présence sur son territoire des 2 réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz B, qui sont d’autant plus importantes que la commune de Chooz a accepté que les 50 % de l’IFER (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau) auxquels elle avait droit soient perçus par l’intercommunalité. Le prix à payer pour l’obtention d’une vice-présidence, n’hésitent pas à affirmer certaines mauvaises langues de ma connaissance !  

Pour utiliser cette manne, la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse s’est dotée de nombreuses compétences. Parmi elles, certaines sont exercées à titre obligatoire, à savoir l’aménagement de l’espace et la conduite d’actions économiques intéressant l’ensemble du  territoire, comme par exemple la création de zones industrielles et artisanales d’une superficie supérieure à 9,5 hectares. D’autres le sont à titre optionnel, ce qui est notamment le cas de la protection et la mise en valeur de l’environnement, de la politique du logement et du cadre de vie, de la création et de l’entretien de la voirie dans les communes de plus de 2.000 habitants ainsi que de la construction et du fonctionnement des piscines. Enfin, certaines sont effectuées à titre facultatif comme le versement d’une aide aux études supérieures, l’accueil de la petite enfance, l’aide à la mobilité pour certaines personnes de plus de 65 ans ou encore l’aménagement et la gestion d’équipements structurants touristiques. De quoi avoir pourvu le territoire de nombreuses infrastructures (3 piscines en seulement 20 kilomètres !) souvent de grande qualité et d’un haut niveau de services qui fait bien des envieux.

A cela, il faut ajouter le versement aux communes membres d’une dotation de solidarité qui est constituée de 3 parts : la première (environ 60 %) est répartie en fonction de l’insuffisance du potentiel fiscal par habitant des communes par rapport au potentiel fiscal moyen par habitant sur le territoire communautaire ; la deuxième (20 à 30 %) est établie à partir d’un savant calcul prenant essentiellement en compte l’effort fiscal communal et l’écart relatif de revenu imposable par habitant sur le territoire communal ; quant à la troisième (10 à 20 %), elle est fixée tout simplement à partir du nombre d’habitants. Une méthode de répartition certainement géniale, mais absolument incompréhensible pour le commun des habitants de la Pointe ! Aussi, pour que chacun puisse se rendre compte de l’impact qu’a ce versement total de plus de 13,6 millions d’euros sur les finances des communes concernées, le PG/La Pointe se fait, non pas un plaisir, mais un devoir de publier le tableau ci-dessous dans lequel vous trouverez pour chaque commune la somme reçue en 2011, le pourcentage que représente ce versement dans leurs recettes totales ainsi que le montant reversé par habitant. Vous pourrez ainsi constater le degré exorbitant de dépendance financière des petites communes envers la communauté de communes et donc mieux comprendre les liens quasi-féodaux actuellement à l’œuvre...      

Laurent Bouvier

(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

dimanche 28 octobre 2012

Ligne Charleville-Givet : la mobilisation continue !


Après les gares de VIREUX-MOLHAIN et de FUMAY, aujourd'hui c'était à GIVET que les membres du FRONT de GAUCHE ( PARTI COMMUNISTE et PARTI de GAUCHE) ont été à la rencontre des usagers pour faire signer la pétition qui circule depuis plusieurs jours pour la mise aux normes de la ligne GIVET/CHARLEVILLE. En effet, cette ligne, une des plus fréquentées de la région CHAMPAGNE ARDENNE, est dotée grâce aux investissements de la REGION de superbes rames. Malheureusement, depuis plusieurs années, le réseau c'est à dire les voies qui appartiennent à RFF (Réseau Ferré de France)  est très mal entretenu et à un certain endroit la vitesse des trains est limitée à 10 km/h, ce qui est une aberration. Les membres du FRONT de GAUCHE dénoncent cette situation et, malgré le froid, ils ont récupéré plusieurs dizaines de signatures devant la gare SNCF mais aussi devant le cinéma le MANEGE de GIVET qui, coincidence, jouait ASTERIX personnage qui défend toujours son territoire : c'est ce que nos 6 amis, par leur action, ont fait cet après midi, défendre le territoire et ils vous invitent à les rejoindre et à signer cette pétition pour ne pas que la POINTE se meurt.

Alain Lambert 


samedi 27 octobre 2012

Septembre noir sur le front du chômage !


Les chiffres du chômage pour le mois de septembre ont été publiés ces derniers jours. Disons le tout net, ils ne sont pas bons puisque, pour le 17ème mois d’affilée, ils sont en hausse. Et quelle hausse ! Avec + 1,6 % en France métropolitaine pour les demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (c'est-à-dire n’ayant exercé aucune activité au cours du mois),  ils connaissent leur plus forte augmentation depuis le mois d’avril 2009. Ce sont ainsi 46.900 personnes qui sont venues grossir les rangs déjà bien fournis des demandeurs totalement privés d’emploi, dont le nombre atteint désormais 3.057.900. La barre symbolique des 3 millions, franchie le mois dernier, est donc en train de s’éloigner à vitesse grand V, malgré la radiation pour des motifs divers et variés de 295.100 inscrits au cours du mois. Si on ajoute les autres catégories de personnes touchées par ce fléau de masse, on atteint même les 4.515.000 en France métropolitaine auxquels il faut ajouter les 312.400 personnes concernées par le phénomène dans les DOM/TOM.

Une véritable catastrophe sociale et humaine à laquelle n’échappe pas le département des Ardennes ! Bien au contraire, puisque le mois dernier le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A y a augmenté de 2,6 %, soit nettement plus que la moyenne nationale, pour atteindre 15.780 personnes. Quant au nombre total d’inscrits à Pôle Emploi, il s’est élevé à 22.457, ce qui représente une hausse par rapport au mois précédent, mais limitée à 0,7 %. Certains verront dans ce dernier chiffre un motif d’espoir, mais ils auraient bien tort étant donné qu’il ne s’agit que de l’effet saisonnier des vendanges qui se reproduit chaque année. Et dans la Pointe ? Malheureusement, les informations publiées ne sont pas assez fines pour nous permettre de disposer de données précises. Mais une chose est certaine, le taux de chômage y est nettement supérieur à celui de la France et de l’ensemble du département puisqu’il dépasse les 15 % de la population active, avec par exemple plus de 450 chômeurs uniquement dans la ville de Givet. Pour le PG/La Pointe, cette situation calamiteuse  impose un impératif à tous les élus locaux : supprimer les dépenses somptuaires qui n’apportent rien et les réaffecter d’urgence aux actions susceptibles d’accroître l’attractivité économique de notre territoire...

Laurent Bouvier  


vendredi 26 octobre 2012

Givet : va-t-on enfin en finir avec la rue Thiers ?


Comme chacun sait, Givet fait partie des nombreuses communes françaises à compter une rue Thiers. Quelques municipalités, comme Calais et Nantes, ont eu le courage de les débaptiser dans les années 1970, mais cela reste rare. A Niort, la section du PCF l’a fait symboliquement à l’occasion du 140ème anniversaire de la Commune, et lui a donné le nom d’une de ses héroïnes, Elisabeth Dmitrieff. Si ces initiatives sont encore ponctuelles, c’est que les modérés de tout poil sont reconnaissants à Adolphe Thiers d’avoir réunifié le territoire et fondé la IIIème République. A ma connaissance, cet opportuniste, qui a accepté deux Présidences du Conseil du roi Louis-Philippe, avant de s’opposer rageusement en 1850 au vote de la "vile multitude" puis de composer avec le Second Empire, n’a jamais été un véritable républicain, juste un libéral étroit. Il a par ailleurs accepté sans état d’âme le traité de Francfort et la cession de l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, ce qui lui a permis d’obtenir de Bismarck la libération de soldats bien utiles pour mater les fédérés patriotes. Non, ce dont les conservateurs lui savent encore gré aujourd’hui, c’est surtout d’avoir anéanti une Révolution.

S’agissant de la Semaine Sanglante de mai 1871, Thiers en fut en effet le principal responsable comme chef du pouvoir exécutif, même s’il a eu l’hypocrisie de se cacher derrière ses généraux trop énergiques puis sa féroce Commission des Grâces. N’avait-il pas conseillé au roi des Français la même stratégie dès 1848, fuir devant la révolte pour mieux l’exterminer ensuite ? Exilé à Versailles par l’insurrection du 18 mars, refusant les nombreuses possibilités de compromis, il garantissait ainsi aux bourgeois, qui vomissaient les généreuses réformes de la Commune, la paix sociale pour vingt ans. Ce fut la paix des charniers. Il est souvent difficile de compter précisément les victimes de la répression d’Etat : ici, les estimations varient entre 10.000 et 30.000. Mais les historiens ont de plus à plus tendance à augmenter la part des exécutions sommaires commises de sang froid après les combats de rue. Parmi les victimes, les ouvriers et leur avant-garde, mais aussi des vieillards comme Delescluze, de nombreuses femmes, de nombreux enfants, choisis au hasard ou dépistés par les mouchards sur les pentes de Belleville et de Ménilmontant, et parfois lynchés avant d’être fusillés, comme Eugène Varlin. La férocité inouïe de la répression est déjà parfaitement décrite par Lissagaray, qui en fut le témoin.

Je m’en tiendrai donc à l’analyse de Karl Marx dans la Guerre Civile en France, qui dit l’essentiel sur le mielleux Foutriquet : "Passé maître dans la petite fripouillerie politique, virtuose du parjure et de la trahison, rompu à tous les bas stratagèmes, aux expédients sournois et aux viles perfidies de la lutte des partis au parlement, toujours prêt, une fois chassé du ministère, à allumer une révolution, pour l’étouffer dans le sang une fois qu’il y est revenu, avec des préjugés de classe en guise d’idées, de la vanité en guise de coeur, menant une vie privée aussi abjecte que sa vie publique est méprisable, il ne peut s’empêcher de rehausser l’abomination de ses actes par le ridicule de ses fanfaronnades". Ce portrait a l’avantage de pouvoir s’appliquer à d’autres hommes politiques plus contemporain ! En ces temps où une véritable politique de gauche, sans compromis historiques, est chaque jour plus nécessaire, le PG/La Pointe espère vivement que la nouvelle municipalité qui sera élue à Givet en 2014 supprimera le nom de cet assassin de masse des plans de la ville, pour donner à sa rue le nom d’un véritable homme de gauche – qu’il s’agisse d’Adolphe Balle, le poète prolétarien qui diffusa le Père Peinard sur la Pointe en 1892, de l’instituteur communiste Marcel Lallemand, ou pourquoi pas du communard Georges Cavalier, qui, dans son exil de Bruxelles, avait emmené son fils, plus tard maire de Givet. Comme chacun sait, dans nos Ardennes, on a l’embarras du choix !

Boris Spirta.

jeudi 25 octobre 2012

Pas de blé pour la santé ?


Les dépassements d’honoraires devaient être encadrés, ils sont finalement institutionnalisés. En effet, après plusieurs jours de négociations, les représentants de l’assurance maladie, des médecins et des mutuelles ont signé un accord qui fait de la santé un produit de luxe. L’accord stipule que les dépassements d’honoraires sont acceptables jusqu’à 2,5 fois le tarif de la sécurité sociale, soit 70 euros pour une consultation chez un spécialiste au lieu de 28, et 60 euros au lieu de 23 pour une visite chez un généraliste. L’obligation d’accueillir un pourcentage de patients au tarif de l’assurance maladie est l’excuse trouvée pour  la poursuite des dépassements. Quels seront les contrôles ? Par ailleurs, rien n’empêche les médecins qui le souhaitent de continuer à pratiquer des tarifs plus élevés. Il faut que tout change pour que rien ne change serait-il devenu la nouvelle maxime du gouvernement ?

Est-il normal de payer l’équivalent de 10 heures de travail au SMIC pour pouvoir consulter un dentiste ? Oui, répondent l’assurance maladie et le gouvernement. Est-il normal que nos cotisations servent à payer des dépassements d’honoraires ? Le candidat Hollande s’était engagé à encadrer les dépassements d’honoraires des médecins afin de favoriser l’accès aux soins. Une nouvelle promesse qui partira en fumée si le gouvernement valide cet accord. Encadrer les dépassements d’honoraires, ce n’est pas les légitimer. L’accès aux soins est un droit, pas un luxe !


Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche

mardi 23 octobre 2012

Communiqué du PG 08 sur le dossier Electrolux-Revin

"L'annonce hier, 22 octobre, par le fabricant suédois d'électroménager ELECTROLUX, de fermer à terme son usine de laves-linge à Revin, a produit dans les Ardennes l'effet d'une bombe. Cette annonce est-elle en cohérence avec la profitabilité du site ? Non, le bénéfice a grimpé de 19% à 983 millions de couronnes (115 M d'euro) pour une estimation des analystes à 900 M de couronnes. Le chiffre d'affaires, légèrement supérieur aux attentes, est en hausse de 6% à 27,171 Milliards de couronnes, contre 27,01 Millirds attendus par les analystes, nous indique l'Ardennais du 22/10. Cette annonce est-elle en cohérence avec le dynamisme et le savoir-faire du personnel qui a élaboré une alternative viable sur le plan économique et industriel (plan B) ? Evidemment et encore, non. Cette décision, par sa négation de toute valeur humaine de prise en compte de l'intérêt des populations et des territoires apparaît pour ce qu'elle est : BARBARE. Seul le profit financier est pris en compte. 

Le Parti de Gauche 08 n'accepte pas ce DIKTAT. Le Parti de Gauche 08 est fraternellement et viscéralement solidaire des salariés et de leurs familles, touchés par cet attentat économique, solidaire aussi des habitants de Revin et de la vallée. Les Ardennes sont-elles condamnées à mourir en silence sous la loi de la concurrence au profit et de la "compétitivité" ? Pour le Parti de Gauche 08, il est temps de s'organiser pour résister efficacement dans le présent, et construire l'avenir,en dépit de tous les oiseaux de mauvais augure. Cet électrochoc brutal nous réveille. La crise que la finance nous a fait subir et que nous payons à sa place n'est pas traitée convenablement. L'austérité arrive, provoquant une "débâcle économique" (voir le blog de l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques, 18 octobre) Ailleurs d'autres salariés d'entreprises spoliées par la finance les traduisent devant la justice. 

Désormais toute forme de combat défensif et offensif pour les salariés d'Electrolux est légitime. L'intersyndicale de WOLTERS KLUWER France (intersyndicaleWKF@gmail.com) montre la voie pour vérifier en justice la légalité des décisions de management : l'avidité des actionnaires prévaut-elle sur le bien-être des salariés et sur les finances publiques, ou faut-il par une loi à instaurer, interdire, comme le demande le Front de Gauche 08, dont le Parti de Gauche 08 est membre, les licenciements et les fermetures de sites boursiers? Le Parti de Gauche 08 s'engage résolument, aux côtés des salariés d'Electrolux et de leurs familles pour résister à ces destructions qui n'ont rien d'inéluctable et à construire les indispensables alternatives pour les Ardennes et leur avenir." 

Pour le PG 08, Ch.Celdran

Jour de colère !

419 emplois sacrifiés sur l'autel des profits, la mort de la vallée programmée! La direction d'ELECTROLUX vient d'annoncer la cession ou la fermeture de l'usine de Revin d'ici 2 ans (cliquez sur l'image pour voir l'article édité par l'Humanité.fr)

EN REALITE, CECI N EST PAS UNE FERMETURE MAIS UNE DELOCALISATION ISSUE D'UN CAPITALISME SAUVAGE ULTRA LIBERAL ! L'USINE FERMEE, QUE PERSONNE N'ACHETE PLUS AUCUN APPAREIL ELECTROLUX ! LE PIRE RESTE A VENIR !
RESISTANCE !

Que toutes les personnes qui le peuvent rejoignent la manifestation devant la prefecture aujourd'hui à 17 h pour exprimer sa solidarité aux ouvriers de chez Electrolux !

LE COMITE LOCAL DU PARTI DE GAUCHE DE LA POINTE DES ARDENNES DENONCE LE COMPORTEMENT ANTI-SOCIAL DES ACTIONNAIRES ET DE LA DIRECTION D'ELECTROLUX. NOUS SOUTENONS SANS RESERVE LES ACTIONS A VENIR POUR LA DEFENSE DE L'EMPLOI SUR LA VALLEE ET NOUS NOUS MONTRONS ENTIEREMENT SOLIDAIRES AVEC LES OUVRIERS DE CHEZ ELECTROLUX REVIN AINSI QU'AVEC TOUTE SA POPULATION !

IL N' Y A RIEN D' AUTRE A ATTENDRE   DU CAPITALISME QUE DES LARMES ET DU SANG !

Michel Cartiaux, le 22.10.2012

Danger sur les lignes de TER : une enquête inquiétante de France 3 !


T.E.R. : Etat alarmant des voies ferrées par France3-Champagne-Ardenne

lundi 22 octobre 2012

Vers une grève générale en Europe le 14 novembre ?


"Italie, Grèce, Espagne, Portugal, France... l'Europe se prépare à la plus grande grève de son histoire. La date est bloquée du coté espagnol au 14 novembre 2012. Le peuple appelle à la grève générale, pour le peuple, par le peuple ! Derrière aucun parti politique, il n'est plus questions de programmes politique de tel ou tel parti, ou d'idées, de pseudos débats...désormais le peuple doit se réveiller et le fera à partir du 14 novembre 2012 ! Terminé cette pseudo démocratie, terminé les promesses non tenues...désormais c'est le peuple qui prend les commandes, et ceci dès le 14 novembre ! Des pages facebook ont été lancées dès l'annonce de la date par les syndicats espagnols (aujourd'hui), des évènements ont été mis en ligne... Maintenant il faut écrire des articles sur le plus de site possible (d'infos, d'actu, vos sites, blogs......) et sinon le bouche à oreille marchera très bien ! Il faut que ce 14 novembre monopolise les médias. Chacun a de quoi faire. Utilisons les médias en notre faveur pour une fois.

Il est temps, chers citoyens européens qui n'arrivez plus à boucler les fins de mois et qui allez en baver davantage encore dans les mois qui viennent. Il est l'heure de montrer qu'à un moment, ça suffit ! Nous ne sommes pas responsables de cette crise qui lamine l'Europe, cette crise qui est voulue pour vous acheter votre liberté. WikiStrike est derrière le peuple d'Europe, et il sera le 1er diffuseur des manifestations à travers toute l'Europe. Nous serons en live dans chaque pays. Parce qu'il est vraiment temps que les choses changent maintenant avant que le chaos ne vous rattrape. Un peuple ruiné restera toujours riche dans le coeur et dans la tête. Rassemblons-nous, et agitons la bannière des peuples libres.

Brûlons les drapeux européens où qu'ils soient, lui qui est celui des dérives de l'argent, des folies politiciennes, lui qui mange les nations, prive les Parlements de leurs pouvoirs, lui qui mène inexorablement jour après jour toujours plus vers la prohibition. Je pense par exemple aux agriculteurs qui n'ont plus le droit de resemencer leurs propres semences, je pense à ACTA, PIPA, je pense au traité budgétaire. Cette Europe sur laquelle nous n'avons aucun droit de décision se doit de disparaître. l'Europe est unie sans Bruxelles. Finissons-en avec celle-ci. Fabriquons-en une autre, qui nous ressemble, qui ne met pas les peuples sous pression, une Europe juste, citoyenne, humaine, populaire, une Europe directe !"

Article de Ghisham Doyle pour WikiStrike recommandé par Arnaud Lamoureux

Pour commencer la semaine avec les idées claires (3)


dimanche 21 octobre 2012

Ligne Charleville-Givet : le temps de l'action est venu !

S'il est une réalité qui fait mal aux habitant(e)s de la Pointe, c'est bien celle-là : il faut aujourd'hui plus de temps pour se rendre en train de Charleville-Mézières à Givet que dans les années 1970 ! Dans un monde où il faut aller toujours plus vite pour rester performant, c'est une véritable aberration. La faute n'en incombe pas au matériel, puisque le Conseil Régional a affecté il y a quelques années à la ligne des autorails de nouvelle génération dont l'esthétique et la rapidité sont sans commune mesure avec ceux qui existaient auparavant, mais aux infrastructures qui sont dans un état lamentable. Leur délabrement est tel que, malgré les 30 millions d'euros investis depuis 2010 dans des travaux d'urgence, les conducteurs sont obligés de recourir à 17 variations successives de vitesse sur le parcours (en sus des arrêts, bien sûr) pour  amener en toute sécurité leurs passagers à destination. Parmi elles, la plus caricaturale, qui se trouve près de Revin, amène les autorails pourtant capables de rouler à 110 km/h à réduire leur vitesse à seulement 10km/h. Une excellente chose pour les quelques touristes qui peuvent ainsi admirer tout à loisir le paysage de la vallée de la Meuse, mais une source d'énervement particulièrement forte pour les usagers dont le temps de parcours sur l'ensemble de la ligne est supérieur de 20 minutes à ce qu'il pourrait être.

Devant cette situation inadmissible, le PG/La Pointe a décidé, en association avec les membres locaux du Parti communiste, d'agir afin que les travaux pour une remise à niveau durable de la ligne, estimés dans une étude rendue publique le 17 avril 2012 à 110 millions d'euros sur 10 ans, soient lancés au plus vite. Pour cela, nous avons pris dès aujourd'hui notre bâton de pèlerin en nous rendant dans plusieurs gares afin de faire signer aux usagers une pétition en ce sens qui a été très bien accueillie. Parallèlement, nous avons rédigé une motion, dont vous trouverez le texte ci-dessous, que nous allons envoyer aux 17 conseils municipaux de la Pointe, aux conseillers généraux des cantons de Fumay et de Givet, ainsi qu'au seul conseiller régional qui réside sur notre territoire afin d'obtenir le soutien du maximum d'élus. Bien sûr, nous ne doutons pas de leur engagement unanime à nos côtés pour cette action d'intérêt public. Mais, au cas peu probable où certains s'y refuseraient, nous ne manquerons pas au nom de la transparence à laquelle vous avez droit de vous en tenir informé...    

Motion pour le rétablissement d'un service public de qualité sur la ligne de chemin de fer Charleville-Mézières/Givet :
  1. Considérant qu'avec 900.000 passagers par an, la ligne ferroviaire Charleville-Givet est l'une des plus fréquentées de la région,
  2. Considérant que cette fréquentation provient pour une part importante de lycéens et d'étudiants qui n'ont pas d'autres moyens pour rejoindre leurs établissements scolaires,
  3. Considérant que cette fréquentation provient aussi de salariés qui trouvent dans ce mode de déplacement une façon économique de se rendre sur leurs lieux de travail,
  4. Considérant que cette fréquentation provient également de personnes âgées pour lesquelles ce transport constitue souvent le seul moyen d'accéder à des services publics parfois vitaux,
  5. Considérant que le transport ferroviaire constitue aujourd'hui, un des modes de déplacement les plus respectueux de l'environnement,

Le conseil municipal de ___________, réuni en séance ordinaire le ____________,  demande à Monsieur le Ministre des transports d'agir dans les plus brefs délais pour donner les moyens financiers à R.F.F afin de remettre en parfait état de fonctionnement et de sécurité la ligne de chemin de fer Charleville-Mézières/Givet. Le coût des travaux s'élève à moins de 150 millions d'euros, ce qui est raisonnable au regard des services éminents que rend cette ligne de chemin de fer. 

 Laurent Bouvier



vendredi 19 octobre 2012

Pétition pour rénover la ligne Givet-Charleville...

Voici le texte de la pétition publiée dans " Les Nouvelles des Ardennes" par nos camarades du Parti Communiste Français. Nous vous invitons TOUS à soutenir cette revendication légitime pour que cesse une situation inadmissible ! INDIGNEZ VOUS ET SOUTENEZ CETTE DEMARCHE DU PARTI COMMUNISTE DES ARDENNES !

                                         Cartiaux Michel

mercredi 17 octobre 2012

Ligne Givet-Dinant : un projet qui n'est pas prêt de voir le jour !

Parmi les nombreux projets qui retiennent périodiquement l’attention des décideurs de la Pointe, un des plus récurrents est la réouverture de la ligne ferroviaire transfrontalière Givet-Dinant. Longue de 21 km, dont 3 en territoire français, elle fut créée en 1863, connut son apogée dans les années 1960 – la gare d’Heer-Agimont employait alors 19 agents et 4000 wagons de marchandises y passaient chaque mois -, avant de décliner et d’être fermée au trafic commercial à l’été 1989. Elle fut cependant utilisée par des trains touristiques jusqu’à l’automne 2000, la gestion étant assurée par la Société du Chemin de fer à vapeur des trois vallées. Depuis, les projets de réouverture n’ont pas manqué du côté français. 

Toutefois, de leur côté, craignant la concurrence sur la ligne Athus-Meuse, et plus largement sur le projet pendulaire de Bruxelles-Luxembourg, nos voisins wallons ne se sont jamais réellement engagés dans la réouverture. Une étude européenne menée en 2004 n’a pas permis de trancher le débat. Arrivés au pouvoir cette même année, les Centristes du CDH ont bloqué le projet et même les Ecolos, revenus aux affaires en 2009, ne veulent visiblement pas aller au-delà d’un simple accord de principe, alors que la France s’engage pourtant à financer la moitié des investissements, soit 20 millions d’euros. De table ronde en débat parlementaire, et en dépit de l’agitation stérile de Boris Ravignon, la décision a ainsi été chaque fois renvoyée aux calendes… mosanes. Et ce d'autant plus que du côté français, la priorité de plus en plus immédiate est désormais d’opérer la modernisation indispensable de la ligne Givet-Charleville, et donc de se procurer les 180 millions d’euros nécessaires.

Techniquement, le projet le plus abouti sur cette réouverture est celui du chercheur zurichois Markus Rieder, qui envisage la continuation de la ligne électrifiée Bruxelles-Dinant jusqu’à Givet, et qui justifie la reprise par l’intérêt local. Pourtant, quelle que soit par ailleurs la qualité de son argumentation, l’urgence de l’investissement m’échappe toujours. Si l’on s’en tient à la fréquentation du bus TEC existant, elle me semble dépendre en grande partie du public scolaire : est-ce suffisant pour justifier un investissement international de 40 millions d’euros ? Surtout, en dépit de la hausse du prix du carburant, le tout-voiture semble, pour se limiter à la Pointe de Givet, une pratique fortement ancrée et difficile à abandonner. Je vois mal les Français utiliser massivement la ligne de Dinant pour leurs loisirs, quelle que soit la qualité de l’offre, Markus Rieder allant jusqu'à évoquer 18 allers-retours par jour. Quant aux Belges, sur lesquels l’auteur compte avant tout, il faudrait pour les attirer commencer par renforcer et valoriser notre secteur touristique. Créer une offre, c’est très bien, mais pouvoir s’appuyer sur une demande préalable, ce serait mieux.

Plusieurs prérequis semblent donc nécessaires avant d’espérer pouvoir lancer le projet : attendre que les Belges le prennent réellement à coeur ; réaliser la rénovation de la ligne Charleville-Givet qui fait l’objet d’une véritable demande ; cibler l’impact sur les équipements publics français, comme l’hôpital de Fumay, qui ne doivent surtout pas pâtir d'une éventuelle réouverture ; augmenter le potentiel touristique et, au sens large, l’activité économique de la Pointe. Pour le PG/La Pointe qui a bien conscience qu'en cette période de vaches maigres l’Etat refuse de financer les projets les plus vitaux, la ligne Givet-Dinant, aussi intéressante soit-elle en théorie, constitue en pratique un luxe trop coûteux. Quitte à faire des paris sur l’avenir, il serait préférable de miser sur le port fluvial, ou, qui sait, d’arracher la survie du lycée Vauban…

Boris Spirta 

mardi 16 octobre 2012

Ces prix Nobel que méritait aussi l’UE !


L’Union européenne a reçu le prix Nobel de la paix. Quelle injustice ! Pourquoi seulement celui-ci ? Elle en méritait tant d’autres ! Les milliers de pages de traités, directives et règlements européens méritaient bien le prix Nobel de littérature ! L’UE aurait aussi pu recevoir le prix Nobel de physique pour sa capacité à imaginer des structures toujours plus complexes pour éloigner le peuple du pouvoir. Elle aurait aussi pu recevoir le prix Nobel de chimie pour ses expériences visant à faire exploser les services publics et les droits sociaux. L’Union européenne ne méritait-elle pas le prix Nobel de médecine tant elle met ses pas dans ceux du médecin de Molière réclamant "la saignée ! la saignée, vous dis-je ! encore la saignée !"

Plus sérieusement, l’attribution du prix Nobel de la paix est une farce de mauvais goût : les traités européens, la politique d’austérité et l’alignement sur l’OTAN aggravent les tensions dans et entre les nations et dans le monde. La seule paix que défend l’Union européenne, c’est la paix qu’elle laisse aux spéculateurs et aux banquiers rapaces ! On comprend dès lors que l’Union européenne n’ait pas reçu le prix Nobel d’économie tant sa politique d’austérité aggrave la crise et fait exploser le chômage.

Alexis Corbière

dimanche 14 octobre 2012

La question du jour !

J'exerce une profession libérale ou je travaille dans la fonction publique, le plus souvent en catégorie A mais parfois aussi en catégorie B. Je suis membre d'un parti politique qui se dit progressiste, mais qui refuse le progrès au nom du principe de précaution. Mon parti passe son temps à critiquer tout (mais pas rien, certes) et tout le monde mais il s'arrange pour passer des accords, sans lesquels il n'aurait pas d'élus et pas d'existence, qui sont sans commune mesure avec son poids réel. Mon parti se sert le premier dans la soupe pour avoir des ministres mais se refuse à voter comme le gouvernement tout en se gardant bien d'en démissionner. Une de mes dirigeantes se pointe en jean au conseil des ministres et fait des sms à l'Assemblée Nationale. Une de mes élues parisiennes a un compte en Suisse de presque 400 000€ en liquide mais selon son avocat, "il ne s'agit pas de blanchiment de l'argent de trafic de drogues mais "juste" d'évasion fiscale. Je suis, je suis.....

vendredi 12 octobre 2012

Aubrives : quelques précisions comptables qui s’imposent !


Il y a quelques jours, tous les habitants de la commune ont reçu dans leur boîte aux lettres le numéro 10 de la gazette illustrée, pardon je voulais dire des Brèves d’Aubrives. Ce 4 pages, présenté comme étant le bulletin d’information du conseil municipal, obéit bien sûr aux règles du genre ! Il ne s’agit donc ni plus ni moins que d’une simple propagande destinée à vanter les décisions prises par les élus en place. Autant dire que son intérêt en terme d’information est des plus limités. Par contre, il peut se révéler, pour ceux qui le lisent d’un œil distrait ou alors sans l’esprit critique nécessaire, un redoutable outil de désinformation. Ainsi, à la toute fin du dernier numéro, on apprend que "l’exercice comptable 2011 se solde par un excédent global de 613.663 €".

A la lecture de ces quelques mots, on serait fondé à croire que la commune a mis de côté l’an dernier cette somme plus que rondelette, ce qui serait le signe d’une excellente gestion. Hélas, il n’en est rien, bien au contraire ! Pour le comprendre, il suffit de savoir que les recettes des communes se divisent en 3 grandes composantes : l’épargne accumulée au fil des années passées qui figure au chapitre 002, les recettes de fonctionnement pour l’année en cours ainsi que les recettes d’investissement. L’an dernier, cela a représenté un total de 2.767.208 €, parmi lesquels 601.516 € ont été fournis par le chapitre 002. Quant aux dépenses, elles se sont élevées à 2.153.544 € ... ce qui aboutit effectivement à l’excédent global annoncé de 613.663 euros.

Pourtant, cet excédent, présenté par notre bon maire comme étant la preuve de ses qualités hors-pair de gestionnaire, n’est qu’une illusion, un trompe-l’œil, qui ne reflète en rien les résultats financiers de la commune pour 2011. Pourquoi ? Tout simplement, comme vous pourrez le lire sur le document ci-dessous qui a été distribué aux conseillers municipaux lors de la séance consacrée aux questions budgétaires, parce qu’il n’intègre pas les restes à réaliser, c'est-à-dire les dépenses effectuées en 2011 mais pas encore payées, qui s’élevaient à 318.658 €. En les prenant en compte, cela ramène l’excédent total à la disposition de la commune, qui constituera désormais le nouveau montant du chapitre 002, à 295.005 € au 1er janvier 2012 alors qu’il était de 601.516 € un an plus tôt. Le résultat annuel n’est donc pas un gain pour la commune, mais une perte nette de 306.511 € qui a fait fondre de moitié les réserves disponibles. Dans ces conditions, espérons que Gilbert Leclercq, qui ose présenter ce résultat calamiteux comme étant un succès, fera au plus vite l'acquisition d'un petit ouvrage qui s'intitule la comptabilité publique pour les nuls...

Laurent Bouvier

(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez faire un clic gauche dessus)

mercredi 10 octobre 2012

Un bon point pour Christophe Léonard !


Les Ardennes, traditionnelle terre de passage pour les envahisseurs souhaitant entrer en France, ont payé dans le passé un tribut très lourd aux guerres. Les massacres n’y ont pas manqué, les destructions non plus, pas plus d’ailleurs, hélas, que les périodes d’occupation ! Les traces de ce passé tumultueux sont innombrables, des fortifications en étoile de Rocroi à l’impressionnant monument aux morts de Haybes, en passant par le calvaire du maquis des Manises ou les églises fortifiées de la Thiérache. Dans ces conditions, soupçonner la population locale d’être viscéralement hostile à la construction européenne, dont tout le monde sait qu’elle permet à des peuples qui ont été si longtemps ennemis de se rapprocher, serait non seulement incongru, mais franchement stupide. Pour autant, les Ardennais, qui ont subi de plein fouet les conséquences économiques de l’ouverture à tout-va des frontières, ne sont pas des euro-béats. Ils l’ont montré dès 1992 en votant à une très légère majorité contre le traité de Maastricht (50,63 %) puis à nouveau en 2005 en se prononçant cette fois-ci très massivement contre le traité établissant une constitution européenne (62,79 %, soit 8 points de plus que la moyenne nationale).

A l’époque, c’était dans la vallée de la Meuse que le NON avait enregistré ses meilleurs scores, tout particulièrement dans la Pointe où il avait été plébiscité par plus de 71 % des électeurs, avec des scores impressionnants à Vireux-Molhain (78,15 %), Fépin (85,40 %) et surtout Montigny-sur-Meuse (93,48 %). Autant dire que les habitants des cantons de Fumay et de Givet l’avaient eu amer lorsque Nicolas Sarkozy avait contourné la vox populi en faisant adopter par la voie parlementaire un traité quasiment identique ! Une méthode reprise par son successeur François Hollande pour le traité budgétaire européen qui a ainsi été adopté hier par l’Assemblée Nationale avec 477 voix pour, 70 contre, 21 abstentions et 9 courageux ayant préféré ne pas prendre part au vote. Ce résultat, somme toute prévisible, a cependant donné lieu à quelques bonnes surprises. Parmi elles, les habitants de la Pointe ne manqueront pas de relever le vote de leur nouveau député, le socialiste Christophe Léonard, qui a pris ses distances avec les consignes pourtant strictes de son parti en se prononçant contre le traité. Une prise de position logique pour un homme qui n’a jamais caché avoir voté non en 2005 et qui avait invité lors de sa campagne législative plusieurs ténors socialistes ouvertement opposés au traité budgétaire européen, comme Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann et Benoît Hamon.

Pour le PG/La Pointe, cette décision cohérente, mais courageuse venant d’un jeune élu, mérite d’être saluée. Bravo donc à Christophe Léonard pour cette action qui lui a permis de relayer la volonté de ses électeurs ! Mieux qu’un bon point, elle lui vaut de notre part un satisfecit qui ne nous fait cependant pas oublier qu’il soutient par ailleurs fidèlement un gouvernement qui fait bien peu pour lutter contre les plans sociaux, qui s’est contenté d’une action a minima sur le prix du carburant, qui a raboté les dotations aux collectivités ou encore qui reste muet sur la situation en Syrie et au Mali...

Laurent Bouvier           

mardi 9 octobre 2012

PSPG : l’inconséquence devrait avoir des limites !


S’il est bien un sigle qui a fait couler beaucoup d’encre et certainement autant de salive dans la Pointe ces derniers temps, c’est celui de PSPG ! Signifiant Peloton Spécialisé de Protection de la Gendarmerie, il s’agit d’un nouveau genre d’unité créé le 1er septembre 2009 à la demande d’EDF afin d’assurer 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 la surveillance de ses centrales nucléaires. Celle de Chooz n’échappant pas à la règle générale, un PSPG devait s’installer à proximité. Toute la question était de savoir où ! Comme le critère pour pouvoir prétendre accueillir cette unité de 38 militaires était d’être situé à moins de 10 minutes de la centrale, 4 communes avaient fait acte de candidatures : Chooz, Givet, Aubrives et Vireux-Wallerand. Un premier tri ayant permis d’éliminer rapidement les deux dernières, pour des raisons d’ailleurs différentes, il ne restait plus en lice que les deux premières qui avaient chacune un argument de poids à faire valoir : la proximité immédiate de la centrale pour Chooz, dirigé par la socialiste Michèle Marquet, et l’engagement de l’Etat d’implanter en priorité à Givet, mené d’une main de maître par l’UMP Claude Wallendorff, tout nouveau service public qui verrait le jour dans la Pointe afin de compenser le traumatisme économique causé par la fermeture du CEC.    

La lutte s’annonçait donc des plus serrées, à tel point qu’il a fallu attendre 20 mois pour connaître l’heureux bénéficiaire de l’implantation du PSPG. Et le vainqueur fut, dans un courrier en date du 20 avril 2011 signé par le Ministre de l’Intérieur Claude Guéant, la ville de Givet. Un choix politiquement tout sauf neutre, qui a été justifié officiellement par le fait qu’il permettait de concilier au mieux "les critères opérationnels, immobiliers et territoriaux mis en exergue lors de l’examen du dossier". Entendez par là qu’il avait le double avantage de donner à l’Etat la possibilité de tenir ses engagements vis-à-vis de la ville de Givet tout en refourguant à cette dernière la partie urbaine des bâtiments du CEC dont il ne savait que faire. Bien sûr, cette décision a fait le bonheur de Claude Wallendorff  qui s’est empressé, avec la réactivité qu’on lui connaît, de faire acheter par la ville afin de loger les futurs gendarmes un lotissement autrefois occupé par les militaires pour la coquette somme de 900.000 euros. A l’inverse, elle a provoqué l’ire de Michèle Marquet, qui a crié non sans raison à la manipulation politique, ainsi que le mécontentement moins bruyant mais tout aussi fort des dirigeants de la centrale et de la gendarmerie qui ont estimé que le critère opérationnel n’avait pas été assez pris en compte.

L’Etat s’étant officiellement engagé, le dossier paraissait alors définitivement clos. Mais c’était sans compter avec le changement de gouvernement qui a abouti la semaine dernière à un rebondissement totalement inattendu : le PSPG a été retiré par le nouveau Ministre de l’Intérieur Manuel Valls à la cité de Méhul pour être implanté à Chooz ! Une décision qui, d’un point de vue strictement opérationnel, peut se comprendre puisque l’installation des militaires à proximité immédiate de la centrale leur permettra certainement d’intervenir plus rapidement en cas d’urgence. Mais ce revirement, dont les motivations politiques n’auront échappé à personne, pose un problème qu’il est impossible d’évacuer d’un revers de la main : que va-t-il advenir des sommes déjà dépensées par la ville de Givet, qui dépassent maintenant le million d’euros, pour accueillir des gendarmes qui ne viendront pas ? Peu importe, diront certains, mais pas le PG/La Pointe qui a bien conscience qu’il s’agit de l’argent des contribuables givetois qui figurent parmi les moins fortunés du canton. Une véritable gabegie, absolument inacceptable en ces temps de crise économique, qui montre une fois encore que les intérêts politiciens, de droite comme de gauche, font bien mauvais ménage avec une gestion efficace des deniers publics au profit de la population...      

Laurent Bouvier

vendredi 5 octobre 2012

Givet : l'incinérateur ne verra pas le jour !


Hier a eu lieu la réunion tant attendue du CODERST (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) qui devait décider d’accorder ou non le feu vert à l’implantation à Givet, à deux pas de la frontière belge, d’un méga-incinérateur à déchets de papeteries. Un projet hautement polémique puisque, s’il était défendu becs et ongles au nom des quelques emplois qu’il pourrait créer par les élus locaux, au premier rang desquels figuraient le maire de Givet Claude Wallendorff et le Président de la Communauté de communes Bernard Dekens suivis comme un seul homme avec le petit doigt sur la couture du pantalon par tous les autres délégués communautaires, il était loin de faire l’unanimité. Ainsi, dès le mois de juin 2010, 4 citoyens vigilants, dont je faisais partie, se sont lancés dans l’immense tâche de convaincre une population largement anesthésiée par les propos rassurants des autorités de toutes sortes de la nocivité d’une telle construction ! Un combat perdu d’avance, entendait-on, mais qui méritait d’être mené étant donné qu’il en allait de la santé de nos familles et de nos territoires...

A force de persévérance et d’explications, qui se sont faites par des distributions de tracts et des rencontres directes, ce noyau initial s’est progressivement renforcé. Il a alors pu procéder à une analyse approfondie du projet qui n’a fait qu’accentuer ses craintes. Il a ensuite noué des contacts avec des responsables politiques de part et d’autre de la frontière, avec, il faut le dire, un succès plus grand auprès des élus belges. Puis, il s’est structuré en association, ce qui lui a permis d’obtenir une contre-expertise largement financée par le Conseil régional. Enfin, il a pris son bâton de pèlerin en organisant 14 réunions pour inciter la population à faire part lors de l’enquête publique de son opposition à la construction de ce qui n’avait rien à voir avec une usine biomasse. Des efforts qui n’ont pas été vains puisque, non seulement 1055 questions ont finalement été posées à la commissaire enquêtrice, mais en plus 12.500 personnes ont accepté de signer la pétition et des autocollants hostiles à l’installation ont fait leur apparition un peu partout, y compris sur la lunette arrière de ma voiture ! Il ne restait plus qu’à connaître la position des autorités compétentes, à savoir d’abord la DREAL, puis le préfet et enfin le CODERST.

Après l’avis positif émis par la DREAL, qui ne portait certes que sur la forme et pas sur le fond du dossier, il faut reconnaître que nous tendions le dos. La position extrêmement réservée exposée en juillet dernier dans les colonnes de L’Ardennais par le préfet, par ailleurs président du CODERST, nous avait ensuite fortement rassurés. Il ne manquait plus que la décision de cet organisme qui est désormais connue : c’est NON à l’implantation de l’incinérateur, une position adoptée de surcroît non pas à la majorité, mais à l’UNANIMITÉ, c'est-à-dire avec l’aval de Claude Wallendorff, membre du CODERST qui a dû avaler son chapeau en se prononçant contre un projet qu’il avait jusqu’alors toujours fermement soutenu. Pour le PG/La Pointe, ce rejet, qui ne sera définitif que si aucun appel n’est fait dans un délai de 15 jours, est la preuve qu’entre le pot de fer et le pot de terre, ce n’est pas toujours le premier qui l’emporte si le second sait s’organiser et mobiliser largement. Une leçon dont devraient s’inspirer celles et ceux qui vont bientôt avoir à lutter pour maintenir dans leur état actuel le lycée de Givet et le collège de Vireux-Wallerand sur lesquels pèsent de très lourdes menaces...   

Laurent Bouvier

Solidarité avec Florange !


Comme nous il y a 25 ans à VIREUX à la CHIERS les sidérurgistes de l'usine ARCELOR-MITTAL de FLORANGE vont subir le même sort, le couperet est tombé ! Pourtant, ils ont espéré avec la droite, maintenant ils espéraient avec la gauche et malgré 14 mois de lutte la décision de fermeture est prise par un patron fantôme, grand financier mondial, qui a part vivre dans le luxe en comptant ses dividendes, se soucie peu du sort qu'il réserve aux centaines de familles qu'il va laisser sur le carreau ; peu lui importe si à cause de mutations des familles sont séparées, peu lui importe si à cause de l'éloignement des divorces sont prononcés, peu lui importe si certains plongent dans l'alcool ou se suicident, peu lui importe si les sous-traitants déposent leurs bilans et sont obligés de vendre leurs biens ou payer des dettes toute leur vie, peu lui importe que le village se meurt en perdant ses habitants, ses services publics ( école, lycée, poste, gare déclassée, etc..etc..). En tant qu'ancien sidérurgiste je voulais leur apporter mon témoignage de ce que j'ai vécu : cela a été fait hier après-midi en compagnie de notre ami MICHEL, président de notre association VIREUX RIVE GAUCHE

Nous avons assuré de notre total soutien à notre camarade EDOUARD MARTIN et ses amis en lutte comme en témoignent les photos prises devant l'usine et en leur souhaitant bon courage pour la suite et de continuer pour conserver leurs emplois. Nous avons reçu un accueil chaleureux et nous avons relaté l'après fermeture de la Chiers avec tous ces patrons voyous chasseurs de primes, ces illusions de reconversions dans le commerce ou dans des activités avec les mauvais conseils de la chambre de commerce et des sodi (société d'industrialisation). 


Il est vrai que chaque ouvrier prenant une activité nouvelle même vouée dès le départ à l'échec faisait augmenter les chiffre de reconversion et les enlevaient du plan social en faisant artificiellement diminuer le nombre de chômeurs. Même erreur pour les chasseurs de primes qui gonflaient des statistiques manipulées.. mais elles ne furent pas les seules à l'être. Tous ceci pour dénoncer des pratiques déloyales de l'état et de beaucoup d'acteurs sociaux-économiques ! Le piquet de grève devant l'entrée de l'usine tenu par des ouvriers déterminés espère encore un dénouement heureux à leur révolte, et nous aussi...




RÉSISTANCE !  RÉSISTANCE!  RÉSISTANCE!  RÉSISTANCE!  RÉSISTANCE!

NOUS ASSURONS DE NOTRE SOUTIEN, AU NOM DU PARTI DE GAUCHE / COMITÉ DE LA POINTE DES ARDENNES, LES SIDÉRURGISTES DE FLORANGE EN GRÈVE POUR LA SAUVEGARDE DE LEURS EMPLOIS.

                                                          RÉSISTANCE !

                                                                                                    Alain Lambert

jeudi 4 octobre 2012

Merci Hollande, le peuple te jugeras !

HONTE AUX SOCIALISTES POUR LEUR VOLONTÉ DE DIMINUER LES MOYENS AFFECTES A LA SANTÉ ! HOLLANDE, TU VAUX PAS MIEUX QUE SARKOZY ! Hollande, roi des menteurs ! Si un jour, tu dois aller aux urgences, je te souhaite d 'attendre plusieurs heures, puis d'être expédié dans les urgences d'un autre hôpital en faisant par tes propres moyens, la peur au ventre, plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit. Un Pays qui n'est pas capable d'assurer les soins de sa population dans des conditions correctes est un pays SOUS-DÉVELOPPÉ ! Mais que la colère me rend naïf, il est vrai que vous ne vivez pas dans le même monde que nous et que ces problèmes n'atteignent pas votre sphère, Monseigneur! Vous ne prendrez jamais le train Givet -Charleville, vos enfants ne pointeront jamais au chômage et vous passerez jamais vos vacances sur la côte des Mazures! Je ne vous salue pas  MONSIEUR Hollande !
NON AU SARKHOLLANDE ! En Effet, voici les prévisions pour 2013:

Les hôpitaux contraints de réduire leurs effectifs.

Les moyens alloués à l'hôpital ne vont pas reculer l'an prochain, mais ils resteront sous forte contrainte. Le gouvernement a beau affirmer le contraire, les versements de l'assurance-maladie aux hôpitaux et aux cliniques ne vont pas progresser plus vite que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'enveloppe qui leur est destinée en 2013 n'augmentera que de 2,6 %, ce qui représente environ 2 milliards d'euros de plus. C'est à peu près autant que la hausse prévue pour cette année (+ 2,5 % selon les dernières estimations de la direction de la Sécurité sociale). Et nettement moins que les années précédant la crise (la hausse dépassait 3 % en 2007 et 2008, et même 4 % en 2004 et 2005). C'est bien trop faible, protestent les hôpitaux et les cliniques, qui soulignent que leurs charges galopent (+ 3,8 % en 2011 dans le secteur public). Résultat, alertent-ils, les faillites d'établissements se multiplient dans le privé et les hôpitaux sont obligés de réduire leurs effectifs en ne remplaçant plus tous les départs, notamment les gros CHU, lorsqu'ils ne sont pas obligés de mettre en place des partenariats contre nature comme dans les Ardennes entre les établissements publics (Sedan et Charleville) et privés (Polyclinique du Parc).

Cartiaux Michel.

mercredi 3 octobre 2012

Le chiffre du jour !


56 ! C’est le montant, en euro, du panier individuel moyen dépensé depuis le début de la saison par les touristes au parc Terr’Altitude de Fumay. Que faut-il penser de ce chiffre ? Pour les plus optimistes, à n’en pas douter qu’il est la preuve de l’existence d’un vrai potentiel pour le tourisme haut de gamme dans la Pointe des Ardennes, pour peu qu’on sache attirer le chaland aux poches bien pleines en lui proposant, grâce à des investissements massifs et continus, des activités rares voire inédites. Pour les plus pessimistes, qui ne manqueront pas de faire remarquer que la fréquentation du site n’a été que d’environ 8.500 personnes depuis son ouverture le 21 avril alors que l’objectif avait été fixé à 20.000 pour l’ensemble de la saison qui se terminera le 04 novembre, ce chiffre sera au contraire perçu comme la démonstration que lorsqu’on tire trop sur la corde, en l’occurrence sur les cordons de la bourse, il est illusoire d’espérer un afflux massif de touristes. Quant au PG/La Pointe, il le considère comme un élément supplémentaire montrant l’échec de la politique touristique de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse puisque, d’une part, il est beaucoup trop élevé pour permettre à l’immense majorité de la population locale d’accéder aux infrastructures de Terr’Altitude, et d’autre part, il ne permet pas de rentabiliser les sommes colossales investies dans la construction, puis dans la modernisation de ce site. Des sommes qui, faut-il le rappeler, proviennent de nos impôts et dont on est en droit d’espérer un meilleur usage...  

Laurent Bouvier

Voilà à quoi ça mène, une politique molle !


mardi 2 octobre 2012

Givet : la fin du lycée semble imminente !


Depuis quelques jours, plusieurs professeurs du collège de Givet à la tête bien faite (version Montaigne, bien sûr) étaient intrigués par une information récurrente. Une conseillère d’orientation recommandait fortement à leurs élèves de 3ème de remplir leurs dossiers de vœux pour l’année prochaine en envisageant la possibilité, au cas où ils souhaiteraient aller en classe de seconde, que ce niveau d’enseignement ne soit plus dispensé au lycée Vauban ! Afin d’éclaircir la situation, ils ont donc contacté les enseignants du lycée et, ensemble, ils ont demandé au chef d’établissement qu’une réunion ait lieu. Celle-ci s’est déroulée hier soir, en présence d’une vingtaine de professeurs particulièrement inquiets ainsi que de Claude Wallendorff, maire de Givet et par ailleurs conseiller général.

Cette réunion informelle, débutée d’une façon qui en dit long sur la qualité de la communication à l’intérieur de l’établissement, a donné lieu à une discussion de près de 2 heures au cours de laquelle plusieurs hypothèses sur l’avenir du lycée ont été émises. La première, qui n’a pas été démentie par le proviseur mais dont l’éminent élu présent a avoué ne jamais avoir entendu parler, a évidemment été la possibilité de supprimer dès l’an prochain le niveau de seconde. En clair, cela signifierait 3 classes en moins en 2013, puis la suppression du niveau de 1ère en 2014 et enfin la fermeture du lycée à la rentrée 2015 ! La deuxième hypothèse, apparemment très solide puisque mise en avant à la fois par le chef d’établissement et le maire de Givet, a été la disparition de la classe de Terminale L qui rejoindrait, comme feue la section STG, le lycée de Revin. En quelque sorte une poursuite de la stratégie actuelle qui consiste à affaiblir le lycée Vauban pour en diminuer l’attractivité et ainsi justifier à terme sa suppression.

Quant à la dernière hypothèse émise par le représentant de l’administration et qui a jeté un froid qui n’avait rien à envier à celui que connaît le grand nord sibérien, ça a été la fermeture totale du lycée dès la rentrée 2013, non pas, comme on l’entend souvent, pour y rapatrier le collège de Vireux-Wallerand, mais pour y implanter un centre de formation pour adultes. Une vraie douche froide, aussi bien pour les enseignants qui n’avaient pas été préparés à un calendrier si rapide que pour Claude Wallendorff qui s’est littéralement décomposé à l’annonce de cette éventualité. Toute la question maintenant est de savoir quel crédit il faut accorder à cette menace qui, si elle devenait réalité, serait un véritable drame pour la ville de Givet et pour la jeunesse du canton. Pour le moment, il est trop tôt pour se prononcer, mais une chose est hélas d’ores et déjà certaine pour le PG/la Pointe. Les heures du lycée Vauban comme structure d’enseignement général sont comptées puisque l’hypothèse d’un tel maintien n’a été évoquée par personne...